. Y E S W E C A N .

. Y E S  W E  C A N .
T O B E O R N O T T O B E ?


I'm Meredith, but M. will be enough.


"1969. Annulation des examens d'entrée à l'université de Tokyo. Les Beatles sortent l'Album Blanc, Yellow Sub-marine et Abbey Road. Du côté des Rolling Stones, c'est l'année de Honky Tonk Women, leur meilleur quarante-cinq tours. Des jeunes gens aux cheveux longs, les hippies, réclament de l'amour et de la paix. A Paris, de Gaulle démissionne ; au Vietnam, la guerre continue. Auprès des lycéennes, le Tampax n'a pas encore remplacé les serviettes hygiéniques."

MURAKAMI Ryû ~ 1969

# Posted on Monday, 06 April 2009 at 5:33 PM

Edited on Saturday, 07 November 2009 at 10:00 AM

. La vie est faite d'occasions, même celles que l'on manque. .

. La vie est faite d'occasions, même celles que l'on manque. .
Je commence. Je recommence. Il fallait bien un premier mot, une première sensation. Comme un souffle, comme un cri. Et dire que je n'avais plus d'inspiration, que je doutais de pouvoir à nouveau écrire tant le bonheur irradiait mes pores. Il faut croire que la roue tourne, et pas toujours dans le bon sens. Je vais tout laisser à l'abandon derrière moi. Je vais laisser les araignées s'installer, la poussière s'accumuler. Je vais laisser mes étagères vides, mes murs blancs et ce sera comme si je n'avais jamais été là. Mais ce n'est pas un choix, ça ne l'a jamais été et pourquoi même quelqu'un voudrait de ça, pourquoi quelqu'un voudrait disparaître sans laisser de trace ?
Etrangement la situation a quelque chose de drôle, ou plutôt d'ironique. Mon nouveau départ ne se fera que plus radicalement, mais je suis au pied du mur, alors je vais réussir, grandir, partir, bien plus vite que je ne l'aurais cru. Si l'on m'avait demandé quelles étaient les personnes qui comptaient le plus pour moi j'aurais sans hésitation répondu M. & J. [Désolée H. & J.] . Mais J. reste ici, il attendra mes retours furtifs, et le week-end prochain deviendra le mois prochain et peut-être plus jamais. Cependant M., j'aurais du la garder toute ma vie, j'aurais du avoir son soutient, peut-être aurait-elle du avoir le mien aussi. Mais j'ai échoué, et elle ne sera pas là, un pilier, celle sans qui je ne serais pas ici, la seule qui devait savoir qui j'étais. M. restera ici, ne voudra plus me voir, m'a rayée de sa vie. Et c'est là qu'intervient l'ironie. Parce qu'à force de vouloir devenir indépendante, de vouloir réussir seule, de vouloir ne plus dépendre de qui que ce soit, j'ai réussi ! J'ai réussi à arriver à ce moment où il n'y a plus personne, où je ne peux être qu'indépendante, où je suis obligée de réussir, seule, où je ne dépendrais de plus rien ni de personne.
Mais cette sensation, ce vide à l'intérieur de moi quand j'y pense, cette nausée, me dit que ce n'est encore une fois pas le bon chemin. Et cette belle aventure devient mon pire cauchemar. Et ma peur s'est transformée en obsession, figeant les autres, les gavant de ma seule crainte. Ils partent, quoi de plus normal. Ah, et puis non, en réalité c'est moi qui pars, elle décide juste de ne plus jamais me voir, de me renier, de nier mon existence entière. Egoïste, il parait. Je crois que j'aurais mieux fait de l'être, au moins tout cela aurait été justifié.
J'explique quelque chose que personne ne devrait savoir, quelque chose que je ne mérite plus de pouvoir partager, quelque chose qui pourtant me donne suffisamment de volonté pour écrire, pour aller de l'avant, pour enfin, réussir. C'est comme dans un film, en noir et blanc vous savez, où tout parait plus lent ou plus rapide, où chaque ombre se fait montagne, ou chaque posture se fait dramatique, tragique. C'est exactement ça, tout va trop lentement, au ralenti, et pourtant tout va trop vite, en accéléré. Et chacun de mes gestes, de mes mots, chacune de mes pensées se veut tragique, dénuée de toute envie, de toute volonté, de toute possibilité de s'échapper.
Une semaine, avant de me retrouver sur l'estrade en bois, une corde au cou, sur un petit tabouret, devant absolument personne. Tout le monde aura déserté d'ici là, chacun sera retourné à sa vie, et c'est tant mieux. La seule personne qui aurait du se trouver là, cachant ses yeux dans ses mains, dans un vêtement noir de nuit, est partie aussi. Alors je serais la seule actrice de cet événement auquel personne n'assistera, je serais la seule à savoir si la corde lâchera sous le poids d'une culpabilité, d'une peur, ou si elle me réduira à néant. Je serais la seule à savoir si je serais capable d'aller de l'avant en gardant un pied dans le passé, en essayant de changer les choses ici, ou alors si j'oublierais cette vie là, si je confirmerais ces impressions, ces constatations, si je laisserais chaque chose à sa place en ne déplaçant que moi.
La tournure des événements m'empêche de profiter, d'avoir confiance, en moi, en le reste du monde. Et c'est bien bête, parce que j'étais décidée à croire toutes ces phrases que je voulais graver en moi "Believe the dreams come true every day. Because they do." "L'avenir est à nous et il est radieux." "..." . Ces phrases qui n'ont plus de sens que dans les livres, les films et les séries d'où je les ai sorties.
Intéressant, je me suis calmée, j'ai encore mal, à en crever, mais ça ira je le sens. J'ai toujours voulu couper moi même tous les ponts, maintenant qu'on m'en impose un qui s'est effondré, je ne devrais pas me sentir mal, non ?
Je dépècerais mes murs, j'emporterais tout ce que je pourrais, et je brûlerais le reste. Ainsi ce qui a été une partie de ma vie pourra devenir un dressing, une chambre d'ami ou un emplacement pour un nouveau congélateur. Oui je crois que ça ira. Mais alors cela veut dire que je ne reviendrais plus, pendant au moins neufs mois. Qu'ensuite je règlerais les choses de loin, qu'elle s'occupera de ses obligations et que je partirais à nouveau. Tout à coup une voiture me semble indispensable. Et une machine à laver aussi.
Et le pire, c'est que tout ça n'a rien à voir avec l'argent. Je ne demandais rien de plus que ce dont j'avais besoin, et j'avais bien plus besoin de Sa présence que de son argent. Mais qu'importe, je n'ai pas le choix, je sens que c'est un point de non retour, la seule différence c'est que cette fois on me l'impose.

Pour un premier vrai article ici, il n'est pas aussi joyeux que je le pensais, et ne ressemble en rien à celui que j'avais prévu. Mais en même temps quand on vous arrache les entrailles pour les jeter aux lions, quand on vous condamne à la potence sans un sourcillement rien ne peut se passer comme prévu, non ?

Alors cette fois, me voilà orpheline, célibataire bien entendue, avec quelques amis qui ne partiront pas avec moi et qui m'oublieront bien assez tôt. Et pourtant cette peur en moi n'a pas réellement grandi, le masque que j'ai mis tant de temps à forger mais que j'avais enterré au fond du jardin va reprendre du service je crois.

C'est tout, ou presque, ce que j'avais à dire. Dans dix ans je serais derrière un bureau pour étudier ma première affaire, dans dix ans je serais bien plus forte et charismatique, dans dix ans je n'aurais besoin de personne et pourtant j'espère avoir des Emmetts, des Lyndsays, des Justins et des Michaels autour de moi. Dans dix ans je serais Brian Kinney, en version fille et avocate (non je ne serais pas Mélanie et je n'aurais pas les cheveux courts), dans dix ans j'aurais dépassé tout ça. Dans dix ans je serais devenue celle que je dois être.

Alors bien sur que je n'aurais plus envie de manger pendant quelques jours. Bien sur que j'aurais les yeux rouges pendant trop longtemps encore. Bien sur que je vais me sentir affreusement seule et abandonnée pendant le reste de ma vie. Mais si c'est ce qu'on appelle devenir adulte, alors j'y ferais face. Parce que si l'on ne me laisse pas m'expliquer, me justifier, peut-être même m'excuser ce n'est pas que de ma faute si les choses sont ainsi, et aussi étonnant que cela puisse paraître, je sais ce que je vaux. Et si elle me raye de sa vie parce qu'elle n'arrive plus, parce qu'elle ne veut plus me laisser de chance, je n'ai pas le choix.

Je deviendrais la meilleur version de moi même que je pourrais, et quand je me retournerais (un huit avril deux mille vingt par exemple) on me dira "Bah je savais que tu y arriverais." et surtout on me dira "Tu as beaucoup changé tu sais, on devrait oublier le passé et recommencer.".


Je vais recommencer.

Maintenant.



M.

# Posted on Monday, 31 August 2009 at 7:47 AM

Edited on Monday, 19 October 2009 at 4:17 PM

Tu m'as vidée. Je n'ai même plus la force de te dire "C'est pas grave".

Tu m'as vidée.  Je n'ai même plus la force de te dire "C'est pas grave".
Avant. Avant j'étais Elle. Avant j'étais Moi. Ce moi qui ne comprenait rien, qui ne savait rien, qui enviait, qui désirait. Avant j'avais dans ma tête ce petit quelque chose, cette petite histoire qui donnait un sens à tout. La petite histoire s'est épuisée, ce petit quelque chose a brûlé, je ne sais même pas vraiment quand. Toutes les certitudes se sont enfuies, mais avais-je vraiment des certitudes ? N'ai-je pas révé tout cela ? Ne suis-je pas simplement dans mon propre rêve, dans cette réalité que je me suis construite? Le coup de foudre de mon année est innaccessible, et étonnement j'aime ça, je peux l'idéaliser en paix. Les gens me croient autre, les gens ne savent pas. J'avais dans l'espoir que mes craintes soient infondées, mais tout se réalise, de l'oubli à l'echec. Je l'aime. Oh oui, démesurément, comme si mon estomac était un sac de noeuds, ou comme si mon coeur avait été lacéré. Et il me manque. Et il m'oublie. De Une, de mes prévisions, de mes prédictions, de ces craintes. Et demain, demain, je me retrouverai devant une feuille blanche, et là ce sera clair, je saurai. Je comprendrai l'étendu de ma bétise, mon rêve se brisera, je ne vaudrai plus rien. Et tous, tous ne cherchent pas à plonger, à découvrir, à comprendre. Je veux croire que la Coïncidence existe, que demain je me reveillerai, que je trouverai enfin la raison, le but, l'envie. Passive, c'est tout ce que je suis. C'est tout ce que j'ai toujours été. Je ne cherche pas à attirer les gens, mais je ne repousse personne pour autant. Je ne crois en rien. Si ce n'est en ces mots, ces paroles, ces mutilations qu'il s'inflige, qu'il m'inflige. Raison d'Etre.
Après tout, le vide n'avait fait que se cacher. Avec un tas de feuilles par dessus, mais je suis tombée dedans, dans le gouffre affreux que je voulais tant dissimuler. Plus rien n'a de gout. Et je n'ai même plus la maîtrise des mots, l'envie, le courage, de me voiler la face. J'ai quatorze ans et je suis en seconde. J'ai quatorze ans et plein d'amis. J'ai dix-huit ans et rien n'a changé, je recommence juste. Et bientôt, dans le noir, avec mes Diru, c'est ça ? TOUT CA N'A AUCUN SENS !!!!! Aucun. Comme quand Ren meurt, quand Meredith se laisse couler, quand B. abandonne C. devant l'autel, quand Justin refuse la demande en mariage de Brian, comme quand, comme quand... Comme quand Reiko abandonne Yazaki pour un misérable inconnu.
Passons. Je vais y aller, faire face, peut-être. Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Encore un peu.
Juste un peu. C'est bientôt fini, ne t'en fais pas. Mais tu sais, plus rien ne sera jamais comme avant, même si rien ne change, l'innocence n'est plus là.

Tu m'as vidée.
Je n'ai même plus la force de te dire "C'est pas grave.".


Après tout, c'est la meilleur des fins, non ? De celles où l'on pleure, de celles où l'on s'identifie.


J'aurai son nom gravé dans ma peau, là, juste là où tout mon passé réapparait sans cesse. Car sans lui, je n'avancerai plus.


Résumer une vie. Grey's Anatomy. Nana. Dir en Grey. Murakami Ryû. Ne vivre que pour ça.



En vain.


M.

# Posted on Sunday, 06 September 2009 at 4:25 AM

Edited on Monday, 26 October 2009 at 9:22 AM

. Tu sais après tout, je voudrais juste tomber amoureuse. .

. Tu sais après tout, je voudrais juste tomber amoureuse. .
"Le mal. Le mensonge et la fourberie, la trahison et le désespoir, le nihilisme et le narcissisme, l'égoïsme et l'arrogance, tous ces termes avaient beau surgir les uns après les autres dans ma conscience, ce visage, ce corps, cette attitude avait beau représenter tout ce qui me repoussait chez un homme, j'avais beau continuer à me répéter tout cela intérieurement, je sentais monter en moi, jaillir comme d'une eau fétide et croupissante, un désir impossible à réprimer."

MURAKAMI Ryû ~ Melancholia

# Posted on Wednesday, 28 October 2009 at 8:29 AM

Edited on Saturday, 07 November 2009 at 10:13 AM

. Croyez ce qui vous aide à mieux dormir la nuit. .

. Croyez ce qui vous aide à mieux dormir la nuit. .
Pompulilu, du haut du ciel ! Pompulilu, l'Etoile veille !

Parce que les mots n'ont plus leur place. Que les futilités et les niaiseries persistent. La lassitude. Non, Monologues sur le Plaisir, la Lassitude et la Mort. Alors quand la mélancolie vous aspire, ou vous pénètre peut-être, le sens des mots disparait. Juste des symboles qui se suivent, juste des petites lucioles qui brillent faiblement dans une forêt. Rien que ça.
L'heureux bonheur qui m'a envahi n'a rien de commun avec la joie, non. Il serait plus proche d'un soulagement, la découverte de personnes compréhensives joue un certain rôle je crois. Et encore, ce n'est pas moi qui crois, non. C'est une partie au fond de moi. Une partie étrange, un peu dans l'estomac, ou peut-être rien que dans le c½ur, quoique ma tête cogne aussi. Une partie qui ne veut plus dormir seule, une partie qui passe ses nuits ailleurs, une partie qui se confie. Rien à voir avec moi. Avec ce moi cloué au lit, sans force, avec une maladie rien que mentale. Une fatigue à force de ne rien faire. Un dégout à force de ne plus rien manger. Une lassitude oui, à force de contempler la vie qui défile, cette vie que je laisse filer. Mais encore, ce n'est pas le sujet. Le sujet est cette belle dissection, cette étude de texte, cette analyse lexicale, ce, ce, ce.
L'inutilité de mes mots me soulage. J'écris ici, tout le monde pourrait lire, oui. Et en même temps, mon égoïsme me pousse à n'écrire que pour moi. Egoïste, comme toujours. C'est le mot le plus fréquent non ? Parmi toutes les autres désignations, parmi les douloureuses rumeurs, parmi ces réputations fictives, oui je crois que quelque part ce mot se retrouve toujours. Au coin d'un sourire mesquin, au coin d'une insulte, au coin d'un oubli. Car je ne suis pas le centre du monde. Et R. dirait à N. ( ou peut-être l'inverse, ou peut-être encore, simplement, sont ils les mêmes ? ) qu'on ne peux pas posséder une personne, et que pourtant parfois, à vous arracher le c½ur, on ne désire que ça.
Les choses changent, parait-il. Celui qui nous a appris à être nous, à être fragile, celui-ci ne dit plus de "Je t'aime". Alors que c'était la première fois qu'Elle pensait réellement ces mots. Et c'est peut-être bien pour ça qu'Elle perd le gout de tout, l'envie, le, le. Et elle voudrait tant compenser. En dormant avec un L. qui lui fait penser à un S. sans assurance, donc sans charisme & sans charme, après tout. Ou en se confiant maladroitement à un A. qui la devine beaucoup trop. Et c'est là où tout devient si terrifiant. Car à chaque fois qu'il n'est plus là, Elle fait n'importe quoi. Comme ces innombrables fois, ces fêtes, ces après-midi au parc, ces nouvel-an. Pas de regret non, manquerait plus que ça ! Mais une amertume, une constatation : sans lui elle n'est plus rien. Sa confiance se brise, son amour propre disparait. Comme avant, comme pendant cette année d'agonie. Des cheveux noirs, des vêtements noirs, un seul ami ou peut-être un seul esclave. Rien de bien reluisant, la destruction d'une personnalité. La création d'une autre, le réveil, LA rencontre. Et hop, le fusionnel en devient destructeur & plus rien n'a de sens. Encore une fois. C'est comme essayer de respirer sous l'eau, ou marcher dans une forêt en feu. Quelque chose comme ça. Comme quand on nous vide à la petite cuillère. Et encore, ce ne sont que des métaphores, la douleur physique et la douleur morale n'ont aucun point de comparaison, elles n'ont aucun lien. Non, réellement. Aucun.
On m'a dit d'effacer tout ça, mais je ne peux pas. Je ne peux pas faire disparaitre la seule chose dont je sois fière, la seule chose qui n'est qu'à moi, que personne ne pourra jamais me voler, qui ne disparaitra pas. Je l'espère en tout cas. Car mes rares moments guimauves me font peur. Je dis guimauve car cela n'a rien à voir avec du bonheur, c'est simplement niais. Et éphémère, dans un sens ou dans l'autre. Et on en revient à cette lassitude. On en revient à, à, à, cette fille là.
Et, sincèrement, j'aime le bonheur des autres, j'aime voir tous ceux qui partent, tous ceux qui ont croisé ma vie, être heureux. Et je me complais dans ma vie, dans cette situation, c'est moi qui végète, c'est moi qui décide de végéter, NUANCE. Alors pour l'instant je peux mentir, croire réussir, mais, je connais déjà la fin. La triste, triste, fin. Je pense que D. finira par se lasser de M. après tout, et si cela arrivait, oh mon dieu, je n'y survivrais pas. Je ne pourrais plus croire en rien, et pourtant ce n'est que fictif. J'ai eu besoin de m'enfermer dans d'autres histoires. J'ai déchiré mon c½ur, mon âme, en plusieurs morceaux, et je les ai enfermés dans un million d'histoires, de chansons, de lieux, pour que moi même ne souffre plus. Pour que les larmes ne soient plus les miennes, pour que les baisers ne soient plus les miens, pour que plus aucune relation ne me concerne directement. Et pourtant rien n'y fait n'est ce pas ?
Je vais bien. Ce n'est pas important. C'est inutile, futile. Oui, mais si la voix tremble, alors à quoi servent ces mots ? Ils n'en sont que plus révélateurs. Et rien qu'un peu de fatigue me fait revenir à moi, je suffoquais, je me cachais et hop me revoilà ! Et c'est fatiguant, pour les autres. Alors masque, masque, revient !

Pompulilu, pouvoirs magiques ! Pompulilu, c'est fantastique !

De disparaitre, d'oublier, de s'oublier. De glisser des mots sans sens, de passer du coq à l'âne. De n'être rien d'autre que des morceaux de journaux dans une boite, qu'une vieille chanson dont les mots, dont le langage, serait oublié, mort.
J'ai épuisé les mots, une fois de plus.
Vous savez, quoique je dise, quoiqu'on dise. Quoiqu'on fasse, après tout, seule l'interprétation compte. Seul ce que vous en pensez compte, pour vous. Et seul ce que j'en pense compte, pour moi. C'est là qu'intervient l'égoïsme. Et pourtant ce n'est pas ça. Comme déjà dit, personne ne nous appartient. Jamais. En réalité rien ne nous appartient jamais vraiment. Et encore moins ce que l'on pense de nous. Alors bon. J'aime à écrire ce que je veux, ce dont j'ai besoin. Et qu'importe l'absence de lecteur, qu'importe l'absence de compréhension. Ecrire n'a qu'un seul but. S'exorciser.

CROYEZ CE QUI VOUS AIDE A MIEUX DORMIR LA NUIT.

Parce qu'après tout vous décidez de qui vous voulez être, de qui vous voulez croire, de qui vous voulez paraitre, de qui, de qui, de qui.

Criez ! Les loups arrivent ! Autour de la calèche, je ne sais pas la fin. Car il n'y a pas d'histoire d'amour dans le livre, non. L'histoire n'est pas belle pour le coup. Seuls les mots le sont. NON. Seul le sublime mariage des mots l'est. Car les mots seuls ne veulent rien dire. Les mots seuls ne sont que des gouttes d'eau dans la mer, dans l'océan entier.

Je.Ne.Demande.Pas.A.Etre.Comprise.STOP.M.Ne.S'investira.Plus.Jamais.Dans.Une.Relation.STOP.
Et.Pourtant.Même.Un.Fou.Aurait.Aperçu.Les.Ongles.S'enfoncer.Dans.La.Peau.Pour.Ne.Pas.Crier.
STOP.

Raison d'être.

L'exorcisme est terminé. Tombé de rideau.

"- Alors cette pièce?
- Je n'y ai rien compris.
- Ah?
- Et pourtant.... J'ai l'impression que tout ce qui m'étreignait le c½ur a disparu."

Et en sortant, les affiches s'effritent déjà à cause de la pluie. Cette pièce n'a jamais existé. Vous l'aurez compris :



Croyez ce qui vous aide à mieux dormir la nuit.



M.


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# Posted on Friday, 13 November 2009 at 5:41 PM

Edited on Sunday, 27 December 2009 at 3:02 PM

. Il était le seuil entre moi même et l'impossible. .

. Il était le seuil entre moi même et l'impossible. .
. - TOUS les coffrets DVD de Grey's Anatomy
. - 激しさと、この胸の中で絡み付いた灼熱の闇 de ディルアングレイ
. - Un livre de 村上 龍 qui n'est pas traduit en français
. - La poupée avec le tricycle de Saw


Les larmes au bord des yeux. Je déteste noël, la fin d'année, ce putain de froid, et les histoires d'amour qui déraillent. Un an, deux ans, puis trois. Trois ans que je déteste la fin d'année. Et tout qui recommence à chaque fois. Parfois les noms ne changent pas, parfois les choses sont pires. Parfois plus tristes, parfois plus stupides. Parfois. Mais toujours horribles. Les gens qui s'étreignent, qui s'aiment, qui s'amusent. Ces groupes d'amis qui se font des cadeaux. Ceux qui sortent fêter la nouvelle année. Ceux qui vont faire un tour au marché de noël et s'acheter des crêpes banane-chocolat. Il y a aussi ceux qui vont en groupe au ciné à 18h, quand il fait déjà nuit et froid, avec cette pluie en plus. Les couples qui se forment. Ceux qui se mentent et ceux qui s'aiment. Ceux qui pensent ne pas s'aimer aussi. Tout ça, et tellement plus. Car cela ne me concerne pas. Ce qui me concerne c'est cette foutue attirance vers ce qui me détruit. Une année, amoureuse, une déclaration, que je n'aurais jamais du faire. La deuxième, en attente, amoureuse, brisée, dans ce choix qui n'était qu'un piège, j'ai perdu quelque chose. Troisième année, j'ai jeté l'estime de moi, j'ai oublié qui j'étais, qui je suis. Et là, par choix hein ( et c'est bien ça le pire ), je sens que la fin d'année prend ce chemin. J'ai choisis la même semaine, LA MÊME PUTAIN DE SEMAINE, qu'il y a deux ans, pour qu'il m'arrive LA MÊME CHOSE (à peu près, et croyez moi ce n'est pas en mieux). Suis-je maso ? Ah oui, tous les livres le disent, que ce soit ce magnifique Monologue sur le Plaisir, ou surtout celui sur la Mort. Ou encore ce petit livre de chevet qui décrit toute ma personnalité. Ouais, je suis masochiste. OK. THEN.
J'ai ma liste pour le Père Noël, Santa quoi. J'ai ma liste bien matérielle qui n'a aucun intérêt quand on y regarde de plus près. On y trouve Grey's, ma catharsis, je ne fais que pleurer. Il y a les Diru, comme si ça me rendait plus heureuse ou équilibrée. Un livre de Ryû, que je mettrais des années à traduire et qui me pousserait une fois de plus à me questionner sur moi, sur tout, rien de bien beau non plus. Et enfin un putain de tricycle ouais. (excusez la vulgarité, la fatigue hein) Celui qui n'avait d'intérêt que quand MAK signifiait quelque chose. Et ces messages qu'il ne reçoit pas. Et cette situation. Bien sur que tout sera calmé à la rentrée, mais rien ne sera pareil, rien ne sera oublié. Je connais ça. Si bien. TROP bien.
Je ne devrais voir personne. Mais je me suis laissé avoir. Est-ce George qui me met dans cet Etat ? Parce que franchement rien ne va. Et encore, ce n'est même pas ça. J'ai enfin de que je veux. Je voulais vouloir, je voulais désirer, je voulais ressentir. Mouais, pas le bon plan. Pas maintenant. Je peux gérer ça en été, pas en hiver. Au soleil, pas en pleine nuit, sous la pluie. En jupe, en décolleté, pas en col roulé (qui s'avère pratique toutefois). En avril, mai, juin, juillet ou aout, pas en décembre, pas ces quatre semaines de décembre. Il y a celle qui représente la tentation, la mise en place du piège, celle où l'on est totalement folle, aveugle, où on espère, le c½ur en charpie, celle ensuite de l'attente, de l'oublie, du calme, de la nostalgie, des regrets, et enfin la dernière, celle où tout foire, où on nous abandonne, où on se perd, où on se brise, où on se tue. Je déteste décembre, alors y mettre des partiels, merci bien !

STOP. Stop à cette confession. C'est un secret. C'est un souffle, un mot. Elle parti de Barcelone, elle ne savait toujours pas ce qu'elle voulait, mais elle savait très bien ce qu'elle ne voulait pas. C'est à partir de là qu'elle disait Je t'aime. A partir de là que ça a pris un sens. La plus belle des relations je crois bien. Mais tout est éphémère.



Une rencontre marque le début du compte à rebours jusqu'à la séparation.

Tic Tac Tic Tac Tic Tac

SEPARATION

Et ça fait mal, et la distance atténue. Et quand je le reverrais j'aurais envie de pleurer.

Tic Tac Tic Tac Tic Tac



Le compte à rebours est terminé. Et le monde a reprit sa place. Tout est à l'endroit. Tout est. Tout. Parce qu'en fait certaines choses, certaines relations ne sont pas éphémères. Parce que je n'ai pas pleuré. Parce que la distance n'atténue pas les plus beaux sentiments. Et il y a LA révélation. Celle qui fait que justement le monde se remet à l'endroit. Celle qui fait que décembre n'est plus si horrible. Celle qui fait que l'on sait ENFIN ce que l'on veut. Et l'on ne veut plus se détruire, pleurer, mourir. On veut enfin respirer, trouver. Et l'on a trouvé, on doit juste gagner. Gagner parce que l'on a changé, réalisé un peu tard. Mais tout est possible. Et ce que l'on veut c'est un avant. C'est être celle qui décide, celle qui choisit. Et si les choses ne redeviennent pas, tant pis. Parce que LA révélation fait que l'on sait qu'il l'on est. Elle fait que l'on avance à nouveau. Que l'on ne regarde plus en arrière.

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# Posted on Wednesday, 18 November 2009 at 5:04 PM

Edited on Sunday, 27 December 2009 at 3:06 PM

. Notre plus belle preuve d'amour, c'est de ne plus jamais nous revoir. .

. Notre plus belle preuve d'amour, c'est de ne plus jamais nous revoir. .
La fille du miroir a changé. Elle ne se déguise plus, elle a perdu les artifices. La fille du miroir c'est M. M est elle, ou moi. Ou vous, nous, ou rien. Comme toujours. L'ombre dans la ruelle. L'inconnue morte. M est un reflet. Alors parlons d'elle. Elle a changé. Dans une nuit. Dans la nuit. Elle ne veut plus regarder les étoiles. Elle ne veut plus y croire. M s'est lassée. Drôle quand on sait qu'elle avait lancé le jeu. Drôle quand elle reproche à l'autre de se lasser. Mais elle n'a pas attendu qu'il parte pour venir ici, elle a quitté la scène toute seule. Car les insomnies ne l'intéressent pas. Les niaiseries non plus. M n'est plus comme avant. Peut-être à cause de LA révélation. Peut-être à cause de baisers échangés. D'une promesse bafouée. M va refaire sa garde robe. M va suivre le changement. En fait c'est comme si elle était consciente qu'elle avait gagné, qu'elle pouvait gagner. Alors elle donne la victoire. Elle doit préférer les larmes. Car M est pathétique. Elle a la tête pleine de choses, mais en fait pas tant que ça. Elle se souvient de sa peau. Elle se souvient des papillons. Elle se souvient des promesses. Elle se souvient du mal qui en découle. De l'alcool, des larmes. Elle se souvient de la tentation. De la ressemblance. Elle se souvient de l'indécision. Et de la lassitude. Elle se souvient des Je t'aime. Et elle souri bêtement maintenant qu'ils reviennent. Mais est-ce par obligation, pour faire plaisir ? Ils n'ont plus la même saveur. M est bête. M se souvient ne plus aimer dormir seule. Elle se souvient de Mademoiselle K. Elle n'avait Plus le C½ur à Ca. Et ensuite le Cul entre Deux Chaises. Maintenant elle serait plus proche de crier Crève, ou peut-être d'être Jalouse, à en faire trembler les gens. M n'a pas d'imagination. M vit ailleurs. M envie ailleurs. M se souvient. Des fêtes sans lendemain. Des voitures. De nouvel an. M se souvient s'être perdue. Mieux, M sait ne s'être jamais trouvée. M joue parce qu'elle ne gagnera pas. Car gagner rendrait le tout sans intérêt. Elle lui filera entre les doigts. M n'est pas amoureuse. M ne veut pas l'être. M et le monde. M comme tout le monde. M est dans le miroir, M est celle qui ne sort plus. M ne se montre pas. M veut de l'absinthe, veut rencontrer la Petite Fée Verte, avec le Prince. M est lasse. C'est le mot qui résume cette nuit. Car on se bat encore et encore. Et encore. Mais rien n'a de sens. M la déteste, parce qu'elle sait qu'elle l'adore, et qu'elle aime ses mots. Et cela lui rappelle trop une autre, qu'elle détestait bien trop, pour une fille indifférente. M est vide. Et cette semaine ne s'efface pas. Parce que les papillons. Parce que les papillons. Parce que les papillons. Meurent. M aime les mots en M. Mais tout ceci est confus. Racontons une histoire. Neige. Eau. Forêt. Comme dans son enfance. Dans sa tête c'est là qu'elle se rend. Dans le miroir. La nuit, quand tout est calme, que les ombres se fondent, que les souffles se sentent. Ses bottes noires, qui ont disparues depuis longtemps. Et une musique vieille comme le monde. Des larmes. C'est ce souvenir qui fait que tout est si étrange. Parce qu'il n'y a pas de START à cette partie. Alors pourquoi y aurait-il un magnifique THE END à la fin ? Pourquoi les choses seraient elles sensées, quand elles ne l'ont jamais été. Comment savoir quand tout reprend sa place quand on ne connait pas la place des choses ? Aimer ainsi est au delà du bonheur. Elle voudrait ressentir ça. M veut se crasher contre le mur de ses quatorze ans. M veut vouloir. Parce qu'il n'y a même pas eu de mode guimauve. Tout a été trop rapide, elle n'a même pas eu le temps d'y croire. Elle a eu une nuit, et une journée. Une autre nuit qui n'avait aucun gout face à la première. Et puis plus rien. La rage, la colère, le dégout, la déception. La déception. En même temps elle ne fait pas confiance facilement, voire jamais, alors est-ce grave ? Et ensuite, une bouteille de vodka caramel plus loin, des sauts partout et une salle de bain. Et c'est parti. Dans le miroir, parce que c'était M, parce que c'était elle. Parce qu'elle avait peur. Les larmes étaient pour J, pour B, et pour A. Les larmes étaient pour M. Les larmes étaient pour se rendre intéressante. Les larmes sont faibles. Un dernier baiser avant de s'en aller ? Non. Mais il a toujours raison. Elle le hait, à ce moment elle le hait. Mais elle gagne. Ne perd pas plutôt. Et. Et, Et, Et. Jour et nuit, et jour, et nuit, et. Puis que les nuits. Que la fausseté d'un écran, d'un jeu. Mais elle ne joue plus. La tête en chantier comme quand elle crie Crève. Et est-ce qu'il souffre autant qu'elle ? Si c'est moins elle lui pardonnera pas. Comme si elle était Jalouse. Mademoiselle K, encore. Et un B qui donne des ordres. Et une promesse brisée. Et la peur qu'il l'apprenne, qu'elle ne puisse plus en avoir. Alors qu'elle le hait, qu'elle n'a plus confiance, qu'il n'y a aucun endroit où aller. Exutoire. Et le et si ? Le comment ce serait si c'était lui ? Parce qu'ils sont deux. Deux derrière elle dans la réalité, et elle dans le miroir. Ils sont deux. L'un trahis, et menteur. L'autre qui n'a pas lieu d'être. Un Chat. Parce qu'il voulait essayer de la rendre dépendante, de la prendre à son propre jeu. Parce qu'elle a peur qu'il gagne. Alors qu'il n'y a rien à gagner. Ce n'est pas comme autrefois. Quand les jeux étaient sains, sentimentaux. NON. C'est en cachette. Ou pas. Elle se sent coupable. Elle ne devrait pas. Elle ne fonctionne pas par envies. Lui si. Alors il y a cette nuit, parce qu'il fallait bien continuer ce qui avait commencé il y a des mois. Des regards, un baiser. Pas plus loin. Pourquoi ? Parce que c'est bête, et parce que c'est toi. Tu n'es qu'un enfant. Et la comparaison. Masochiste. Avoir envie d'inverser les rôles au détriment d'un autre. N'y prendre aucun plaisir. Ou si. Si superficiel. Et tout se mélange. Parce que depuis un certain dimanche l'amour n'existe plus. Et s'il suffit de donner du corps à une histoire, laissons nous faire. Passivité. Masochisme. Lassitude. Again & Again. Les cheveux ont disparus, la beauté avec. Le charme, la note, ce qui rendait visible, différent. Envolé. Parti en fumé, ou direct dans la trash please. Noël et ses cadeaux. Le plus beau. Et les matériels. Et les retrouvailles. Et les souvenirs. La mélancolie. L'envie. Ne pas pouvoir envoyer de message. Ne pas pouvoir dire, tu me feras l'amour un jour ? Ne pas pouvoir être sincère. Ne pas savoir quelle est la vérité. Masque. Parce qu'en fin de compte c'est comme dans les Chair de Poule. Un je ne sais plus quoi. Mais le masque ne s'enlevait plus je crois. Et M en est là. La petite fille du miroir. La grande fille du miroir. La fille du miroir. En est là. A attendre le déclic. L'envie. Le changement. M a dépecé ses murs, elle a tout effacé, elle a recommencé. Mais la page n'est pas blanche. Elle n'a jamais autant parlé de S que depuis septembre. Elle ne s'est jamais sentie aussi seule que depuis septembre. Elle n'a jamais. Jamais. Elle veut compenser, retrouver. Que le S devienne B. Que le J devienne A. Que l'autre J devienne K. Mais en fait rien n'est pareil. Aucune confiance en la nouvelle. Un B niais et amoureux et Chat au possible. Un A en mode labyrinthe, amoureux et. Il n'y a aucune beauté aujourd'hui. Aucun style. Aucune Raison d'être dissimulée. Ce n'est pas du Beigbeder ! Ce n'est rien. Des mots privés de sens. Rien à voir avec ceux qui vivent et qui respirent. Ceux qui donnent du sens. Non, des mots emprisonnés à vie, qui sortent pour la promenade. Des mots dans la cour de la prison. Des mots sans plan tatoué. Des mots condamnés à mort. Ecs & Absinthe. Le prochain cocktail. Mortel ? Le temps n'est plus aux confessions, tout est dit. TROP est dit. Inutilement. M pourrait s'appeler Cristina et vivre à Barcelone, avec un homme et une femme. M n'est que Meredith. Quand elle coule. Quand elle se laisse couler.
Elle le trouvera ce Fusionnel&Destructeur. Celui qui vit dans sa tête. Celui qu'elle aime tant après deux mariages et autant de divorces. Celui avec qui elle dort dans une chambre d'hôtel. Celui qui a adopté son fils. Celui qui est le père du deuxième. Celui qui décroche alors qu'il sait que c'est le maître, le Yazaki de cette histoire, qui veut juste lui faire entendre qu'elle crie mieux sans lui. C'est confus. Mais c'est l'histoire de M. Une petite Reiko. Un petit Miyashita. Et bientôt un Parasite au fond du cerveau. A partir du moment où tu as rendu les choses sales, elles n'ont plus jamais pu porter le nom d'amour. Et cela malgré les années. Alors quand les papillons reviennent, est-ce la ressemblance avec ton, notre avant. Est ce l'envie d'y croire. Est-ce la soumission, la fatigue ? Mais là non plus, rien qui porte le nom d'amour. A partir du moment où tu as rendu les choses sales, M n'a fait que s'enfoncer. La Sainte Nitouche est devenue celle qui ne se respecte plus. Mais qui ne savoure rien. Juste l'oubli. Le désespoir. Dans ces moments là. Mais elle aurait accepté la place qu'il lui aurait donnée, juste pour les papillons. Et la confiance. Parce que c'est ce qui se serait le plus rapproché de l'amour. Et là, s'immiscer dans une relation, alors qu'elle n'y a aucune place ? Non merci. Malgré le jeu. Malgré, tout.

STOP.

Parce que M n'est plus fière de ce qu'elle aimait le plus. M ne s'exorcise plus. M crache des mots. M les trouve dégoutants. Vulgaires, malsains. M a même perdu cette envie là.

Après avoir tout tenté, je dis bien TOUT. Ils ont compris que la plus belle preuve d'amour serait la pire, la plus insensée, la plus douloureuse.
"Notre plus belle preuve d'amour, c'est de ne plus jamais nous revoir."
Alors va-t'en ! Je ne veux plus te voir. Prouve moi, prouve que tu l'aimes, que tu m'aimes. Que. Tout s'embrouille. Qui est Je Lui Elle Nous. Qui sont Ils. Et qui est Tu. Non, pas qui es tu. Qui est ce Tu.

Cassie, masque, tarot et suicide pourquoi pas ?

Il n'y a rien de triste là dedans. C'est juste elle. Elle voulait l'attraper, mais il filait si vite, alors, essoufflée, elle s'assit, attendant le Chapelier Fou. Qui lui fait tourner la tête mais qui est toujours là, avec les bons mots, et les mauvais sentiments. Tu ne l'attraperas pas ma petite c'est lui qui te fauchera. Honey. Sweet Sweet Honey. Dans un ascenseur. Honey. Et le Chapelier pose ses lèvres sur celles de l'enfant. Glaciales. Un murmure au creux de l'oreille. Il te détruira bien assez tôt.

Amour. Preuve. Il n'y a jamais eu besoin de preuve. Et pourtant.

Détester les mots. Ne donner aucun sens aux actes. Bafouer les promesses. Attendre les lendemains.

Rien n'est jamais comme on le prévoit. Alors je prévois un avenir radieux. Comme ça elle aura gagné quelque part.






Je t'aime. Tu l'aimes. Elle t'aime. Il l'aime. Nous jouons. Vous vous aimez. Ils se cherchent.

Le Je t'aime est un mensonge.


Tic Tac Tic Tac Tic Tac


Parce que le compte à rebours ne cesse jamais.


M.
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# Posted on Wednesday, 23 December 2009 at 2:47 AM

Edited on Tuesday, 29 December 2009 at 10:16 AM